Vous parlez de NYC sans tomber dans les lieux communs est difficile. Qu'est-ce qui n'a pas déjà été dit sur la big apple? Je pense que tous les sujets ont été abordés, c'est la raison pour laquelle je vais vous dévoiler ma perception à son sujet.
Partons du commencement.
Lorsque j'ai songé au fait de partir prendre du bon temps pendant quelques temps, je rêvais de New York. Qui n'a jamais rêvé, au moins une fois, de venir dans la ville du "tout est possible", de nos séries TV et de nos films?
En pensant à mon séjour outre atlantique, il me paraissait inconcevable de ne pas visiter le Canada, disons une ville du Québec pour être précise. Toutefois, ce voyage secondaire a pris une place beaucoup plus importante que prévu. La vie et sa réserve de surprises, j'aime assez. Ce qui a généré en moi une sensation troublante. NY qui avait la primauté jusque là prenait tout à coup la place secondaire (mes impressions découlent vraisemblablement de cela).
Partant, le jour de mon départ de Montréal, j'étais d'humeur un peu spleen et en même temps très excitée à l'idée de découvrir enfin New York City. C'est à travers ce mélange de sentiments, que j'ai attéri samedi 1er octobre à La Guardia. Le voyage fut court, une heure et quart d'avion mais deux heures de trajet de l'aéroport à la résidence. Bus, train, métro ce sont enchaînés les uns derrière les autres.
Ainsi, mon premier trajet allait constituer, sans le savoir encore, un exact reflet de la vie new yorkaise.
Tout s'enchaîne très vite, tout le monde court dans tous les sens, c'est l'affluence. Je dirai qu'à NY, il n'y a pas d'heure de pointe, tout au long de la journée c'est un véritable melting pot. Les habitants se mêlent aux touristes ou bien ce sont les touristes qui se mêlent aux habitants, je ne sais pas très bien. Il est parfois difficile de reconnaître qui vit à NY et qui est là en vacances, exceptés les costards cravates. Vous constaterez que je n'ai pas dit qui est new yorkais et qui ne l'est pas puisque je ne sais pas à quoi ressemble un new yorkais.
Mais alors New York est-ce comme dans les films?
Chacun a une perception différente, deux personnes qui regardent un même film ne retiendront pas la même chose. De fait, pour être sûre que l'on parle le même langage, je vais vous dire ce que j'ai retenu de tous ces films et séries. Pour moi, NY c'était avant tout le glamour, le style, les cocktails, les après-midi entre amis à rire, le jogging à Central park et les déclarations d'amour sur le toit terrasse d'un immeuble. Tous ces clichés doivent provenir de friends, sex and the city, un automne à NY, le diable s'habille en Prada et quand Harry rencontre Sally. Que voulez-vous c'est mon côté fashionista fleur bleue qui s'exprime.
NY c'était aussi les agents secret, les bad boys, les mafieux, l'argent. Et cela doit être en lien avec la trilogie Bourne, les affranchis, arrêtes-moi si tu peux ou Wall street: l'argent ne dort jamais.
En réalité, NY c'est un mélange de tout ça mais pas seulement. Il y a des facettes cachées qui dépassent l'imaginaire collectif.
Les bad boys c'est pas toujours le bronx, la mode, le style ce n'est pas uniquement l'upper east side et pour le sport ce n'est pas que Central park. Tu peux trouver cela partout. Dans un hôtel de luxe peut se cacher un fast food (hamburgers très bons à burger joint), au milieu d'union square un cours de pilates peut être organisé, sur la 6ème av. des danseuses brésiliennes à moitié nues font un show. A Times square, vous croiserez Mickey, Minnie et leurs amis, Spiderman ou l'homme au micro slip accompagné de sa guitare (dont il ne joue pas), sans vous oublier. Un écran géant projette une vidéo en temps réel de la rue, chacun faisant de grands gestes ou sautillant pour s'apercevoir en grand. Vous pourrez aussi croiser à Brooklyn, papi et mamie en survet allant jouer au basket ou un homme d'affaire en costard cravate avec ses baskets de course aux pieds (je suppose que ses belles chaussures se situent dans son sac de sport).
Je pourrai continuer comme cela pendant plusieurs pages tellement cette ville regorge d'exemples, mais je vous en fais grâce.
Autrement dit, à NY, tout est possible. Personne ne dévisage personne, tu peux sortir en pyjama si le coeur t'en dit. Toutefois, je me pose une question: est-ce que les gens se regardent? J'entends par là, prête-t-on une quelconque attention à autrui?
Je ne détiens pas la réponse. La seule chose que je puisse dire c'est qu'ils répondent volontiers à toutes tes questions. Rien que pour ça ils sont sympas, pas souriants, mais tout à fait serviables.
Où sont passés tous ces sourires désintéressés?
Chez Victoria's secret peut-être.
Cette réponse ne convient pas, j'ai négligé le terme désintéressé.
Cependant, je me dois de vous faire partager cet épisode pour le moins comique.
Lieu: Victoria's secret 6eme av/34th St
Accueil: "Welcome to Victoria's secret. I'm..."
Action
Le film commence (vous avez compris qu'il s'agissait de la réalité et non d'un film). Une dizaine d'hommes, assis sur une banquette, en train de pouffer de rire en regardant la lingerie.
Précision importante: mâles entre 30 et 40 ans. Oui le terme mâle convient mieux à la situation que homme. On aurait dit une bande d'ados qui rêvent de dégraffer leur premier soutif. De vrais mâles en rute. J'ai quand même réussi à les mettre mal à l'aise en observant avec amusement leur petit jeu.
Conclusion: un homme devant un parterre de dessous, entouré de femmes est un éternel adolescent. D'où l'invention du terme adulescent probablement. Désolé messieurs mais c'est la réalité. Je n'ose les imaginer devant un défilé de lingerie, ça frôlerait l'indécence.
Ahhhhhh ces hommes. En même temps, je leur tire le portrait mais si l'on se rend chez Victoria's secret c'est à 95% pour nous et 5% pour eux ou 50/50 selon les femmes ou bien 5% pour nous et 95% pour eux (je préfère le 95/5 mais tout le monde doit se sentir concerné), en espérant au fond un peu ce genre de réaction... Alors j'arrête de vous blâmer messieurs.
Revenons à NY, il faut avouer que notre imaginaire est mis à l'honneur car NY c'est le shopping (j'ai très bien assimilé cette notion), le glamour (à condition de ne pas être positionné devant un fast food), les cocktails (happy hour serait plus juste dans mon cas), les bad boys, l'argent et le jogging à Central park (j'adore). Pour la déclaration d'amour sur le toit d'un immeuble, ce sera lors de ma prochaine séance de ciné. MMs s'il-vous-plaît :-)
Welcome to the City!
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