Cinq mots pour résumer ces 15 journées de recherche:
- Enrichissantes
- Epatantes
- Surprenantes
- Fatigantes
- Certainement pas décevantes
Cinq mots en anglais aussi les résument parfaitement: "Do you have working paper?"
Evidemment je n'ai pas de visa! Si j'ai traversé l'atlantique, c'était justement pour optimiser mes chances d'en obtenir un non?
Toutefois, je n'ai pas trouvé le job qui me permettra d'en obtenir un mais cela aura été une très bonne expérience. Mes journées débutaient par "je l'aurai aujourd'hui, je l'aurai" Un peu comme la publicité de la MAAF "je l'aurai un jour, je l'aurai". Ahahah....
Le résultat est identique: je recommence encore et encore. Dès que j'entre dans un restaurant, un café, une librairie, etc je demande le manager. Celui-ci arrive en disant: "Are you going today?"
Jusque là accueil sympathique, il parle comme s'il s'adressait à un ami, je n'ai donc pas peur de faire des fautes, blablabla jusqu'au moment fatidique.
Cherche-t-il du personnel?
3 possibilités:
- "No sorry, it's snow time, you know, so no job. But good luck"
- "Yes but do you have paper?", pas de suspens la réponse est immédiate.
- "Yes", pas de question sur le droit de travailler aux EU donc la porte est ouverte. Bingo véritable entretien avec le manager. Je pense: "Yes! Yes! Yes!" Toutefois, la question fatale finit toujours par arriver, même si elle apparaît par la petite porte, elle est là, bien présente. "Do you have working paper? or Do you have J1? or Do you have paper?" Et oui il y a quelques variantes mais l'issue demeure identique. Seul le manager de la boutique Ladurée a manifesté un plus grand intérêt.
Je dois reconnaître que certains jours étaient moins évidents que d'autres. Toutefois, cela m'aura forcé à me dépasser, à rester motivée malgré les refus qui s'enchaînaient et à puiser au fond de moi toute l'énergie nécessaire pour continuer avec le sourire.
Un autre avantage et non des moindres, NY devient une ville familière. Parcourir ses rues à pied, entrer dans les restaurants, cafés, librairies, boutiques indépendantes permettent de dénicher quelques trésors.
Mes coups de coeur se sont confirmés. Soho, East village, Greenpoint et Willamsburg restent les coins que je préfère. On est loin des images suranimées de Manhattan, mais plus proche du NY des New-yorkais. Je comprends également aisément les habitants de Brooklyn qui revendiquent haut et fort: "We live in Brooklyn, by choice".
Mon séjour new-yorkais fut aussi rythmé par la culture et la détente et un peu de shopping. Peu de shopping mais intense pour mon portefeuille, séjour à Montréal juste après oblige. Vous comprenez aisément que je ne pouvais pas envisager de mourir de froid. Les achats d'un manteau douillet, agréable et de chaussures confortables, chaudes s'avéraient obligatoires :-) Quelles excuses!!! J'avoue je rêvais d'un manteau avec une grosse capuche et de Uggs, voeux exaucés.
En dehors de cela, deux musées sont à visiter. Le musée de Brooklyn d'abord pour son parcours à travers les âges et le musée des Amérindiens ensuite pour la découverte de la beauté de ces peuples.
Restos, cafés, cinémas, promenades contribuèrent à la pleine réussite de mon séjour. Mention spéciale pour les petits déj avec Alex à la "polish bakery" de Greenpoint.
Je pars de New-York sans visa, mais ce séjour m'aura permis de me révéler davantage, de découvrir des choses fabuleuses et de partager d'excellents moments. Ainsi, le mot de la fin est MERCI à tous pour m'avoir soutenu dans mes projets fous et un GRAND MERCI Alex pour ton accueil et tes encouragements de tous les instants.
"Go confidently in the direction of your dreams. Live the life you've imagined" (Thoreau)
I can say: "I did"
