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lundi 26 septembre 2011

La théorie du pansement

  
L'objet du délit


J'arpentais les rues montréalaises munies de mes superbes chaussures bleu roi.
Après la façon dont je vous ai décrit Montréal, le bitume mérite autre chose que des chaussures banales aux couleurs fades.
Je décide ainsi d'avancer en couleur.
Dans cet enthousiasme, j'ai oublié une chose importante. Elles sont neuves. Marcher des heures avec des chaussures neuves risquait de me poser quelques désagréments. Mais où avais-je la tête?
Visiblement pas dans mes pompes, car sans prévenir, une plaie surgit (ouh les traîtres!).
Deux solutions se présentent. Soit je laisse la plaie perler, la douleur finira par passer car tout passe avec le temps, soit je choisis de mettre un pansement.
J'ai opté pour la seconde solution. C'est tout de même plus confortable un pansement pour continuer à avancer. On cache la plaie, on la laisse suinter en silence mais on oublie souvent qu'il faut choisir le bon pansement, sous peine d'avoir encore plus mal. Je vois déjà votre grimace vous imaginant avancer, boiter à cause d'une ampoule, en rêvant de trouver rapidement une pharmacie pour acheter un pansement.
Ainsi je suis sûre que vous vous êtes déjà retrouvés, hébétés, devant le rayon pansements en raison du multiple choix. C'est le problème quand il y en a trop: des petits, des grands, des carrés, des rectangulaires, des ronds, des ovales, certains avec motifs, des coeurs, des étoiles, des spidermans, ...
Devant tant de choix, une question se pose: lequel est le plus approprié? Dilemme!
Plutôt de prendre le risque de se tromper, que fait-on? On choisit celui qui se trouve devant soi, en se leurant d'avoir fait un choix et si possible le bon. Oh misère!
Une fois le pansement bien en place, on s'interroge. Mais pourquoi ai-je fait ce choix?
On s'est planté parce que l'on n'a pas osé regarder la plaie. En même temps, quelle personne a envie de regarder une crevasse suintante, remplie d'hémoglobine? Personne.
Pourtant, le choix du pansement, du vrai, du bon, sera efficace qu'en regardant la forme de la plaie pour qu'il soit adapté.
De fait, j'ai pris le parti de regarder la plaie, droit dans les yeux, comme une grande, et j'ai choisi ce beau pansement à l'air si molletonné.
Une pellicule épaisse a recouvert cette affreuse plaie et devinez la suite? J'ai pu continué à avancer. Ainsi, je peux évoluer en couleur :-)
Demain je choisirai peut-être mes talons de 10 (= 10 cm pour les non initiés), pour être ancrer, fièrement, devant cette diversité érigée devant moi.

Ps: N'oubliez pas qu'un jour, il faut enlever le pansement, aussi confortable soit-il. Il n'a qu'une valeur éphémère. Petit, grand, rond, carré, à coeur ou molletonné, faîtes comme moi, retirez le et regardez l'immensité qui s'offre à vous.

Osez et Bonne route!

1 commentaire:

  1. Félicitations anagramme (anonymat ainsi respecté lol) de t'être lancé. A mon retour en France, je viendrai y manger.
    Biz

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